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2011 Année des Forêts


La Salamandre tachetée


Salamandre tachetée - Salamandra salamandra © Samuel Ducept

La Salamandre tachetée est un amphibien que l’on côtoie régulièrement en milieu forestier et plus particulièrement dans les bois de feuillus et les boisements humides. Cet urodèle de grande taille (jusqu’à 20 cm) a une coloration dorsale généralement composée de taches jaunes sur fond noir, ce qui le rend facilement identifiable. Contrairement au triton, qui possède une queue aplatie verticalement, la salamandre a une queue arrondie ce qui en fait une très mauvaise nageuse, capable de se noyer. D’ailleurs, cette espèce a des mœurs essentiellement terrestres et ne se rend au bord de l’eau que lors de la mise bas. En effet, après un accouplement terrestre, la femelle, ovovivipare, gagne un habitat aquatique pour donner naissance à de jeunes larves aquatiques (30 à 40). A la naissance, ces larves, aisément identifiables grâce à la présence de taches jaunâtres à la base de chaque patte sont carnivores et mesurent entre 2 et 3 cm. Au bout de quelques mois, elles se métamorphosent en petites salamandres de 4 à 5 cm aux mœurs terrestres. Les habitats aquatiques utilisés pour la mise bas sont variables : mares forestières, sources, ruisseaux, fossés, ornières, voire même des flaques.

La salamandre a un territoire terrestre restreint (entre 10 à 150 m2) sur lequel elle prospecte la nuit avec lenteur lorsque les conditions météorologiques sont favorables (température douce, humide et sans vent). Au cours de sa balade nocturne, elle se nourrit de petits invertébrés (vers, mollusques, insectes) puis regagne tranquillement son gîte terrestre (souche, pierre, trou) pour y passer la journée. La période d’activité de la salamandre débute en février jusqu’en novembre. L’automne et le printemps sont les meilleures saisons pour observer les adultes se déplaçant parfois en grand nombre pour s’accoupler ou mettre bas. Cependant, il est aussi possible d’observer les adultes en période estivale après un orage.

Autrefois, la salamandre était détruite car considérée comme un animal diabolique par les anciens, qui pensaient qu’elle pouvait traverser le feu indemne. Aujourd’hui, même si l’espèce est protégée, elle est en forte régression dans certaines régions. Cette régression s’explique par la mortalité routière, la destruction et le morcellement de son habitat.


Mise à jour de la page : 07/2011