Imprimer cette page

La nature à la une


Migration


Carte de migration de la Pipistrelle de Nathusius - l'encyclopédie des chauves-souris, Dietz

C'est le baguage qui le premier a fourni des indications sur les mouvements migratoires de certaines espèces. Car si la plupart des chauves-souris s'autorisent des déplacements entre les gîtes estivaux et les gîtes d'hibernation, variant de quelques kilomètres à plusieurs centaines, seules quatre espèces peuvent être considérées comme migratrices en Europe : La sérotine bicolore, la noctule commune, la noctule de Leisler et la pipistrelle de Nathusius. Ces voyageuses au long cours traversent chaque année le continent entre leurs lieux de reproduction d'Europe centrale et les région de l'ouest. Ces mouvements concernent essentiellement des femelles qui peuvent ainsi parcourir plus de 1500 kilomètres deux fois par an. Bien que les raisons exactes de ces déplacements ne soient pas clairement identifiées il paraît très vraisemblable que les conditions climatiques soient en cause. D'ailleurs les récentes études réalisées en Suède à l'aide de radars et de détecteurs, ont montré avec précision que de nombreuses espèces bougeaient vers le sud en automne, probablement pour fuir la rigueur du climat. Toutefois on peut s'interroger sur la nécessité qui pousse des animaux insectivores utilisant l'hibernation pour passer la mauvaise saison, à se lancer dans de tels déplacements longue distance. Ces chauves-souris, qui volent haut sont les victimes les plus fréquentes des éoliennes.

Il reste beaucoup à découvrir sur ce phénomène qui nécessite de la part de ces animaux des capacités d'endurance et un sens de l'orientation assez spectaculaires.