2011 Année des Forêts
Exploitation forestière, vers un nouvel âge

Conserver une mosaïque de milieux - Alain Persuy
L’exploitation forestière traditionnelle est compatible avec les exigences de maintien de la biodiversité, mais il importe sans doute cependant de mieux prendre en compte l’écosystème, la préservation voire la restauration des milieux et des espèces remarquables. C’est ainsi que s’élabore une sylviculture environnementale, porteuse d’avenir.
La forêt n’est en effet pas une simple collection d’arbres, en fussent-ils les plus visibles témoins. Elle est aussi :
- une mosaïque de milieux, un vivant patchwork de pleins et de vides ;
- tissée de lisières, de landes et de mares, de dépressions humides et de replats secs, de pelouses et de futaies, de taillis et de semis, d’arbres morts et de vigoureux porteurs d’avenir…
- un vivier de mammifères et d’insectes, d’oiseaux et de fleurs, de reptiles, un océan foisonnant, avec ses grèves et ses reliefs,…et les hommes qui y vivent, qui en vivent ;
- un outil de travail, un patrimoine foncier.
Isoler l’une quelconque de ces facettes, l’oublier, serait sans doute hypothéquer l’avenir.
C’est un nouvel âge forestier qui doit naître ou bien se développer : celui de la coexistence du bûcheron et du naturaliste, du propriétaire et du promeneur, du chasseur et de l’exploitant, du forestier et du citadin, de l’industriel et du poète.
Quelle que soit la nature des espèces d’arbres, feuillus ou résineux, ne plus constituer de grandes monocultures est une précaution indispensable face aux changements climatiques en cours : autrement dit, il faut essayer de « faire le plein d’essences !! »


Respecter les éléments de biodiversité dans les massifs : arbres à cavités, plantes rares, landes... - Alain Persuy
La sylviculture doit être de milieu, non pas seulement d’arbres. Parmi quelques conseils, en voici quelques-uns qui résument les bases d’une sylviculture environnementale :
- préserver les milieux naturels associés à la forêt ;
- conserver le lierre, à terre et sur les troncs ;
- conserver de 2 à 4 arbres morts / et ou sénescents / à cavités par Ha, toute question de sécurité considérée ;
- conserver du bois mort à terre, sous toutes ses formes ;
- conserver au maximum le sous-étage (arbustes) ;
- mélanger les essences ;
- respecter les sols ! attention aux engins trop lourds ;
- préférer la régénération naturelle et les essences indigènes.

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