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La nature à la une


Pipistrelle pygmée


Pipistrelle pygmée - wit

L'existence de la pipistrelle pygmée est assez récente puisque ce n'est qu'en 1997 qu'elle fut séparée génétiquement de la pipistrelle commune, et reconnue comme espèce à part entière. La pipistrelle pygmée émet des ultrasons plus élevés en fréquence que sa cousine jumelle, d'où son autre nom de pipistrelle soprane ! C'est ce critère qui a éveillé l'intérêt des scientifiques dans les années 80, grâce à l'utilisation de détecteurs d'ultrasons qui permettent désormais d'étudier les chauves-souris in natura par leurs cris, inaudibles pour l'oreille humaine.

Son poids (parfois moins de 4 grammes) et ses mensurations (parfois moins de 20 cm d'envergure) en font la plus petite espèces de chauves-souris d'Europe !

Encore peu connue, car peu étudiée, la pipistrelle pygmée semble privilégier les habitats boisés à proximité de zones humides tels que les étangs forestiers ou les berges arborées des cours d'eau.  Elle est, par ses préférences, plus typée écologiquement que la pipistrelle commune. Les insectes aquatiques dominent logiquement dans son alimentation : chironomes, éphémères par exemple. Durant la période estivale les colonies de reproduction s'installent dans les bâtiments, les ponts, parfois dans les nichoirs. Les gîtes d'hiver sont encore inconnus.

Depuis sa découverte pour la science, la pipistrelle pygmée, dont la répartition couvre toute l'Europe tempérée, a été identifiée dans les deux tiers des départements français. En 2007 elle fut entendue dans le marais poitevin, et n'était connue jusqu'à aujourd'hui qu'en Charente-Maritime. Dans la Vienne, c'est en juin 2009 qu'elle a été identifiée dans la forêt de la Guerche, et a depuis été repérée en forêt de Moulière.

Elle vient s'ajouter aux 3 espèces de pipistrelles déjà observées dans le département : la pipistrelle commune, la pipistrelle de Kuhl et la pipistrelle de Nathusius, et devient ainsi la 22ème espèce de chauves-souris de la Vienne.