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La nature à la une


Le petit rhinolophe
Rhinolophus hipposideros

Cette espèce est bien, comme l'indique son nom, la plus menue parmi les rhinolophes européens. C'est aussi celle dont la répartition remonte le plus vers le nord, jusqu'en Irlande. Durant les 40 dernières années il a disparu du nord de l'Allemagne, des Pays-Bas et de plusieurs régions de Suisse, de Belgique ainsi que du nord de la France. Il est encore bien représenté dans toute la zone méridionale et à l'est jusqu'en Asie. Le petit rhinolophe, protégé en France, est inscrit aux annexes II et IV de la Directive communautaire « Habitats, Faune, Flore »

Petit rhinolophe en hibernation - Olivier Prévost

En Poitou-Charentes c'est une espèce largement répartie, mais les comptages hivernaux montrent une population plus étoffée en Charente-Maritime. Sa petite taille et sa capacité à pénétrer dans des gîtes exigus génère sans doute une importante sous-estimation de la population locale. En hiver il est très fréquent dans les cavités souterraines de toutes tailles, pourvu qu'elles soient protégées des variations de températures extérieures. Ainsi, il occupe les caves des habitations, même occupées, jusqu'au coeur des grandes villes. En été, il gagne la chaleur des greniers et des combles, mais continue de fréquenter les caves et sous-sol en fonction de la température.

Le petit rhinolophe est un chasseur opportuniste, consommant surtout des insectes de petites tailles, qu'il capture dans une mosaïque d'habitats où la présence d'une zone humide est primordiale. Victime de l'utilisation massive des pesticides, ses populations ont beaucoup régressé dans une grande partie de l'Europe. Il est aussi très sensible à la transformation des paysages et victime de la perte de ses habitats de prédilection.