La nature à la une
Le brochet
Esox lucius
Le brochet affectionne les eaux calmes et/ou stagnantes (on le dit limnophile). Il recherche des zones biens végétalisées comme les méandres des cours d’eau, les annexes hydrauliques et les zones à faible profondeur des plans d’eau. Il peut parcourir de grandes distances pour rejoindre ses zones de reproduction (plusieurs dizaines de kms).
Dés janvier, les géniteurs recherchent des zones peu profondes (0,3 à 1 m) telles que les prairies inondables, les bras morts… pour pondre sur la végétation. Ces zones ont l’avantage de se réchauffer rapidement et de permettre un développement rapide du plancton puis des invertébrés qui sont à la base de l’alimentation du jeune brocheton.
Après plusieurs mois (1,5 à 2) passés dans une frayère en eau, ceux qui ont réussit à échapper aux hérons, dytiques et à leurs congénères (car les brochets sont cannibales), retournent dans les cours principaux des rivières.
Espèce phare de la pêche en France, les nombreux alevinages effectués ne remplacent pas les maux qui touchent cette espèce. En effet, la disparition des zones d’expansion des crues (prairies inondables, bras morts…), la modification drastique des régimes fluviaux (crues et décrues rapides, zones non inondées…) et le fractionnement des rivières par les nombreux ouvrages, font que le brochet est classé comme espèce vulnérable. C’est également une espèce protégée (œufs, milieu, frayères) au niveau national.
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