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Suivi Castor - Loutre

Le Castor et la Loutre font partie des espèces animales françaises liées aux milieux aquatiques à forte valeur patrimoniale. Ils sont protégés au niveau national et européen (annexe II de la directive communautaire « Habitats, faune, flore »). Ces deux espèces sont aujourd’hui en phase d’expansion sur le bassin de la Vienne et leur présence contribue de façon majeure à l’enrichissement de la biodiversité régionale.

Le suivi de la colonisation du castor d’Eurasie (Castor fiber) et la loutre d’Europe (Lutra lutra) sur le réseau hydrographique du bassin de la Vienne est une action qui est menée dans le cadre de la troisième phase du Plan Loire Grandeur Nature (2007-2013). En 2008, la méthodologie de prospection a été élaborée et mise en application sur le bassin du Clain, qui est le sous-bassin le plus important de la Vienne pour ce qui concerne notre département. En 2009, nous avons appliqué cette méthodologie sur le bassin versant de la Vienne soit 14 cours d’eau pour le Castor et 40 pour la Loutre.

Notre rôle est donc de suivre et de favoriser la colonisation et le maintien de ces espèces patrimoniales, non seulement dans les zones déjà fréquentées, mais aussi dans celles qui sont susceptibles de l’abriter à l’avenir. Dans ce but, il sera indispensable d’envisager une série de mesures de conservation (création d’havre de paix, acquisition, convention de gestion, …) et de restauration des milieux d’accueil. Ce sera l'objectif de la prochaine phase (2011 - 2012).

Le Castor

Les premiers indices laissés par le castor sur la Vienne ont été observés dès 1999. Depuis, l’animal remonte cette rivière et colonise lentement ses affluents. Sur la Vienne, il s’est vite installé sur la partie localisée en aval de Châtellerault où sa progression vers l’amont a été certainement ralentie par la présence du barrage important de cette agglomération. Ayant finalement réussi à franchir cet obstacle dès 2002, l’ensemble du réseau hydrographique départemental s’est ouvert au castor. Sur la Vienne, les symptômes (indices de présence) les plus en amont ont été trouvés sur une île localisée au pied du premier des trois grands barrages de l’Isle-Jourdain au cours de l’été 2009. Sur la Gartempe, les indices de présence les plus en amont ont été trouvés au cours de l’été 2009 sur la commune de Lathus-Saint-Rémy à moins de 7 kilomètres du Limousin. Les symptômes isolés trouvés en amont de la Vienne et de la Gartempe sont probablement le fait d’individus errant à la recherche de territoire. Si les principaux cours d’eau du département sont fréquentés par le castor, un petit affluent rive gauche de la Vienne (le ruisseau des Trois-Moulins de moins de 50 cm de profondeur) est occupé depuis 2008 sur sa partie médiane où se trouve un petit marais.

Pour en savoir plus sur le castor, voir la page qui lui est dédiée.

Répartition du castor dans la Vienne
(31-12-2015)
Répartition du castor dans la Vienne au 31-12-2012

La Loutre

Presque disparue de notre département depuis les années 1950, la loutre est en cours de recolonisation des rivières du département à partir des populations du massif central, du marais poitevin et des populations ligériennes. Ainsi, on assiste depuis 2003 à une colonisation du réseau hydrographique du département. En 2009, près de cent cinquante points répartis sur 40 cours d’eau ont été prospectés pour la recherche d’indices de présence de la loutre . Cinq indices ont été trouvés répartis sur la Gartempe et la Benaize. Sur ces cours d’eau, les découvertes de 2009 confirment les données antérieures et prouvent que l’espèce est toujours présente sur ces cours d’eau. Par contre, aucun indice n’a pu être découvert sur la Vienne et ses affluents malgré l’effort de prospection, ce qui ne permet pas d’affirmer son absence pour autant.

Pour en savoir plus sur la loutre, voir la page qui lui est dédiée.

Répartition de la loutre dans la Vienne
(au 31-12-2015)

Répartition de la Loutre dans la Vienne au 31-12-2012

Aménagements des infrastructures hydrauliques

Les barrages sont des obstacles infranchissables pour ces 2 espèces. Ils constituent par conséquent un frein important au déplacement de l’espèce et à la colonisation des cours d’eau. Ils peuvent devenir également dans certains cas des pièges pour les animaux qui restent prisonniers des siphons. A partir de l’inventaire des obstacles réalisés lors du plan Loire II, des aménagements des infrastructures infranchissables seront proposés pour permettre la libre circulation des espèces (rampes de franchissement).

Projet réalisé grâce au soutien financier de :


Mise à jour de la page : 07/2016