Imprimer cette page

Énergie

Actualités ==> La loi sur la transition énergétique un an après

Les réflexions de France Nature Environnement

---------------------------------------------------------

Sobriété énergétique 
+ Efficacité énergétique
+ Energies renouvelables

Telles sont les voies incontournables de la maîtrise de la production et de la consommation d'énergie.

Pour mieux comprendre les enjeux et les solutions:

- consulter le dossier d'actualités de  France Nature Environnementsur l'énergie

- consulter également la synthèse du scénario " négaWatt 2017" de l'association négaWatt

 

sobriété efficacié négaWatt

Faire des économies d'énergie?

Dans l'habitat, le tertiaire, les transports, les économies possibles sont très importantes.

Renseignez-vous au Point INFO ENERGIE de l'ADEME le plus proche de chez vous

et en attendant...

10 règles d’or, 10 réflexes !

10 moyens d'économiser l'énergie au quotidien et de lutter contre l'effet de serre

extraits du guide ADEME "Maîtrisons l'énergie en faisant le plein d'économies"  http://www.defipourlaterre.org/jemengage/10gestes/

  1. - Je trie mes déchets et j’évite les emballages inutiles
  2. - Je préfère les produits respectueux de l’environnement et j’évite les produits jetables
  3. - J’éteins les appareils électriques au lieu de les laisser en veille
  4. - Je choisis des appareils économes en énergie ( lampes basse consommation, …)
  5. - Je préfère une douche rapide au bain
  6. - Je ne surchauffe pas mon logement et je l’isole le mieux possible.
  7. - J’installe un chauffe eau solaire ou du chauffage au bois chez moi
  8. - J’utilise moins la voiture pour aller travailler, je fais les petits déplacements à pied
  9. - Je conduis souplement et moins vite
  10. - Pour mes voyages, je préfère prendre le train

 

Energie Solaire

Notre Terre reçoit chaque jour du Soleil une telle quantité d'énergie qu'un dix-millième de cette énergie permettrait d'assurer à lui seul la couverture des besoins énergétiques de l'humanité entière.

Le captage de cette énergie solaire peut s'effectuer soit de manière thermique, soit de manière photovoltaïque. Les capteurs utilisés fournissent ainsi soit de la chaleur, soit de l'électricité, sans que leur fonctionnement ne génère ni CO2, ni déchets.

L'utilisation du solaire thermique pour la production d'eau chaude devrait être davantage encouragée.

Le développement du solaire photovoltaïque ne doit pas s'effectuer en sacrifiant les terres agricoles ou les milieux naturels pour y installer des "centrales" . Les grandes toitures existantes doivent être utilisées en priorité.

 

Courrier adressé par Vienne Nature à tous les maires de la Vienne le 14 novembre 2011

"Monsieur le Maire,

Alors que les projets d’installations photovoltaïques se multiplient, nous tenons à vous faire clairement connaître la position de notre association sur le sujet.

Parce que le Soleil dispense à la surface de notre planète une énergie abondante dont le captage est maintenant au point, le recours à l’énergie solaire se développe pour produire de l’électricité.
Des particuliers et des collectivités, peut-être la vôtre, montent des projets très intéressants. Certains de ces projets sont de grande dimension de façon à pouvoir envisager une production importante. On parle alors de centrales solaires ou de parcs solaires.

Vienne Nature s’est clairement positionnée depuis de nombreuses années pour le développement des énergies renouvelables. À condition que ce développement s’effectue en prenant en compte le maintien du potentiel agricole et la sauvegarde de la biodiversité.

C’est pour cette raison que la mise en oeuvre des centrales solaires doit, à nos yeux, tenir compte de la totalité des impacts qu’elles peuvent générer, en ne se focalisant pas seulement sur l’aspect énergétique ou financier du projet.
C’est en particulier le cas des vastes projets de parcs photovoltaïques au sol.
Ces projets, parce qu’ils sont grands consommateurs d’espace agricole ou de milieux naturels, sont pénalisants.
Vienne Nature, soucieuse d’un développement durable prenant en compte l’aspect environnemental, s’y oppose fermement.
Rappelons qu’on artificialise en France l’équivalent de la superficie d’un département tous les dix ans.

Il est de toute évidence beaucoup plus pertinent d’utiliser les surfaces qu’offrent les grandes toitures existantes des bâtiments collectifs, des bâtiments commerciaux, industriels et agricoles ou encore les surfaces déjà artificialisées comme les parkings.

Nous vous remercions, Monsieur le Maire, de l’attention que vous voudrez bien accorder à notre point de vue dans l’élaboration d’éventuels projets et restons à votre disposition pour tout complément d’information."

 

Communiqué de presse du 12 novembre 2010

Centrales solaires au sol: Vienne Nature prend position

"Le recours aux énergies renouvelables se développe dans notre département et c'est une bonne chose. Bien entendu, pour être pleinement efficace, il doit absolument s'accompagner d'une maîtrise de la consommation d'énergie dans tous les domaines.

L'énergie solaire arrive en abondance sur notre planète. En capter un dix-millième suffirait à satisfaire les besoins énergétiques mondiaux. De nombreux pays l'utilisent déjà car les techniques sont globalement bien maîtrisées.

Les capteurs thermiques, qui sont directement utilisables pour la production d'eau chaude, sont faciles à mettre en oeuvre. Ils devraient être plus largement répandus qu'ils ne le sont.

Les capteurs photovoltaïques, qui produisent de l'électricité, suscitent actuellement un engouement lié au tarif de rachat du courant.

Dans la Vienne comme ailleurs, on voit se multiplier, bien au-delà des projets sur les toits des maisons particulières, de vastes projets de centrales solaires au sol.

Pour Vienne Nature, il est clair que ce type de projet, consommateur d'espace agricole ou de milieux naturels, est à rejeter.

Il serait beaucoup plus pertinent et moins pénalisant d'utiliser les énormes surfaces qu'offrent les grandes toitures existantes des bâtiments collectifs, des bâtiments commerciaux, industriels et agricoles ou encore les surfaces déjà artificialisées comme les parkings.

Rappelons qu'on artificialise en France l'équivalent de la superficie d'un département tous les dix ans. La biodiversité ne doit pas pâtir du développement, très souhaitable, de l'utilisation des énergies renouvelables. La sacrifier ne permettra jamais un développement durable."

---> Le point trimestriel sur les installations photovoltaïques raccordées dans la région par l'AREC - Agence régionale d'évaluation Energie Climat

----> Le site ENERPLAN association professionnelle de l'énergie solaire

Energie éolienne

Certains sites sont propices au captage de l'énergie du vent grâce à des éoliennes qui fournissent ainsi de l'électricité sans que leur fonctionnement ne produise ni CO2, ni déchets.

coucher de soleil éoliennes Rochereau
©RC/Vienne Nature

Dans la Vienne, plusieurs parcs éoliens fonctionnent :

-  au Rochereau (4 éoliennes; 6,7 MW - cf.photo), le premier construit, qui est géré par Sorégies ( Vienne Nature assure le suivi d'impact sur les chauves-souris et la LPO Vienne sur les oiseaux ).

-  à Saint Pierre de Maillé (2x5 éoliennes soit 2x12 MW), géré par Eurocape.

-  à Lusignan (3 éoliennes de 2 MW) géré par Sorégies

D'autres parcs sont en projet dans le département. Vienne Nature étudie ces projets au cas par cas en tenant compte de leur éventuel impact sur la biodiversité.

Vous vous posez des questions sur les éoliennes?

Le site de la FEE - fédération des professionnels de l'éolien

Le guide pratique de l'ADEME

La position de FNE sur l'éolien (2012)

 

Energie nucléaire

 

Si la production d'électricité par les centrales nucléaires n'émet pas de CO2, ce n'est pas pour autant une énergie propre.

Même en fonctionnement normal, c'est-à-dire sans accident, une centrale nucléaire pollue l'environnement par des rejets radioactifs, chimiques et thermiques dans l'eau et dans l'atmosphère.

L' ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire)

surveille le nucléaire en France et publie un rapport annuel

le rapport de l'année 2015 est téléchargeable ici (parution mai 2016)

 

La centrale nucléaire de Civaux

 La CLI (Commission Locale d'Information) est présidée par le Président du Conseil départemental.

Toutes les précisions sur son rôle, sa composition et son fonctionnement ici

tours refroidissement centrale nucléaire Civaux
©RC/Vienne Nature

Après 10 ans de fonctionnement, la centrale de Civaux, qui a déjà imprimé sa "signature radioactive" sur son environnement, a demandé en 2008 une nouvelle autorisation de prise d'eau et de rejets radioactifs et non radioactifs (ARPE). L'enquête publique a eu lieu du 7 octobre au 13 novembre 2008.L'autorisation a été accordée. Résultat: plus de rejets de tritium qu'avant, des rejets autorisés pour des débits plus bas de la Vienne.

Prenez connaissance de la  déposition de Vienne Nature ( fichier pdf - 250 ko)


La relance, la diminution ou l'abandon du nucléaire?

La dernière centrale construite en France est celle de Civaux; son démarrage date de 1997 et sa mise en service industrielle de 1999 (tr1) et 2000 (tr2).

Après l'EPR de Flamanville dont la construction est en cours, pour un coût toujours croissant (des 3 milliards d'euros initiaux on est passé à 8,5 milliards), un deuxième EPR (Penly), qui avait été lancé au plus haut niveau sans plus de débat que pour le premier, semble au point mort.

D'après les promesses faites, la centrale de Fessenheim devrait fermer fin 2016 et la part du nucléaire dans la production d'électricité passerait de 75 à 50% en 2025, ce qui supposerait la fermeture de 22 à 24 réacteurs.

Dans le cadre de la transition énergétique envisagée, il semble que le nucléaire sera maintenu en France à un haut niveau dans le mix électrique alors même que son coût ne fera que croître. Et malgré ses deux principaux handicaps: la gestion à long terme des déchets hautement radioactifs et la menace permanente de l'accident majeur ...

La catastrophe de  FUKUSHIMA, après celle de TCHERNOBYL, aurait pourtant dû changer la donne!

« Le risque infini existe. »

(Communiqué collectif : Aceve, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Vienne Nature. Avril 2011)

" Le peuple japonais subit actuellement des drames en séries. Nous lui adressons nos condoléances pour toutes ses victimes et nos encouragements pour affronter ces terribles épreuves. Nous pensons aussi aux centaines de milliers de personnes habitant dans un rayon de 30 km autour de la centrale de Fukushima qui sont confinées ou déplacées à cause de la contamination radioactive.

Les accidents consécutifs au tremblement de terre accompagné du tsunami montrent une fois de plus les limites de la sûreté des installations nucléaires. Cette sûreté est l'aboutissement d'une longue chaîne de précautions prises dès la conception d'une centrale, puis pendant la construction et enfin au cours de l'exploitation. Les hommes et le matériel doivent être au maximum de leurs possibilités, en permanence, sans la moindre défaillance. Pour prévenir les pannes toujours possibles, on pratique la redondance des circuits et des équipements: quand une panne survient, l'équipement ou le circuit de secours entre en action, afin que la fonction reste assurée.

Mais il n'en va pas toujours ainsi car les pannes peuvent se multiplier. Les accidents nucléaires ont déjà montré que la sûreté pouvait être prise en défaut dans des circonstances rares mais toujours dramatiques. Ce fut le cas à Mayak (1950 dans l'Oural), à Windscale (1957, Angleterre), à Three Miles Island ( 1979, Pennsylvanie USA), à Tchernobyl (1986, Ukraine ). D'autres incidents majeurs, heureusement sans conséquences sur les populations, ont pourtant fait craindre le pire : en Suède avec la grande panne de Forsmark(2006), à Taïwan avec l'incendie de Maanshan (2001), en France avec l'inondation du Blayais (tempête de 1999) et les 2 fusions partielle à St Laurent des Eaux ( 1969 et 1980)
Dans tous ces cas, la redondance et le sérieux des exploitants n'ont servi à rien: une cause déclenchante, chaque fois différente, a provoqué l'accident. On reconnaît alors benoîtement que le « risque zéro n'existe pas », comme si ce n'était pas évident ! Bien que l’occurrence des accidents majeurs reste faible (5 en 60 ans), leurs conséquences se révèlent disproportionnées par rapport au risque statistique. En fait c'est bien le risque majeur qui existe. On pourrait même dire « infini », compte tenu de la durée de vie des radionucléides dispersés à tous vents sur la planète : des milliers, des centaines de milliers d'années pour certains. Quant aux conséquences sanitaires d'une pollution radioactive, après Tchernobyl, elles ne sont plus à démontrer: elles aussi ont quelque chose d'infini si on pense aux maladies, aux souffrances, aux décès, et aux anomalies génétiques qu'elles peuvent provoquer, n'en déplaise à l'OMS et à l'AIEA qui les minimisent.

Et nous voilà face à la leçon de Fukushima : un événement a fait voler en éclat, encore une fois, toutes les barrières de la sûreté nucléaire. Le tsunami a bon dos, à Maanshan c'était le brouillard, à Tchernobyl une fausse manœuvre...tant qu'il y aura des centrales, on découvrira des événements malins qui prennent en défaut le génie humain. On peut aussi craindre des causes inédites: attaque terroriste ou guerre, impact d'un gros avion ou d'un météorite, explosion d'un réacteur qui endommage son voisin, comme une « réaction en chaîne »...
Les centrales nucléaires resteront toujours faillibles, et les accidents certains, avec leurs graves conséquences. La catastrophe nucléaire de Fukushima -4 réacteurs détruits dont 3 en fusion incontrôlée-.rivalise de gravité avec celle de Tchernobyl dont on cache les effets réels. Les employés contraints d'y travailler sont déjà sacrifiés. Les liquidateurs à Tchernobyl, par leur courage et au prix de leur vie, avaient réussi à limiter la pollution sur l'Europe en maîtrisant finalement l'incendie. Nous souhaitons aux japonais la même réussite. Nous rendons hommage à ces hommes qui de Tchernobyl à Fukushima font le sacrifice de leur vie, prix à payer de la facture du nucléaire. Choisir le nucléaire signifie en assumer les conséquences : tous ceux qui soutiennent ce choix sont-ils prêts au même sacrifice ?
L'empreinte sociale du nucléaire impose un monde où – sous prétexte de sécurité – le danger est partout et la liberté nulle part. Faut-il continuer et accepter la certitude statistique de contaminations ? Ne vaudrait-il pas mieux sortir du nucléaire ? N'est-ce pas l'occasion de reprendre la maîtrise de nos vies ?
Nous invitons chacun et chacune à se poser ces questions et à participer à la réflexion collective."

Pour se tenir au courant de l'évolution de la catastrophe de Fukushima, consultez régulièrement  le blog de Fukushima ( www.fukushima-blog.com ), un blog en français consacré entièrement à la catastrophe nucléaire de Fukushima et à ses répercussions au Japon et dans le monde.

 

Un accident dans une centrale nucléaire française ...?

Mais voyons, vous n'y pensez pas !!!

Si, justement, certains y pensent, s'y préparent et planifient même l'après-accident.

C'est le but des travaux du Comité Directeur de gestion de la phase post-accidentelle (CODIRPA) créé en 2005.

Lisez donc ce petit Guide d'aide à la gestion du milieu agricole en cas d'accident nucléaire réalisé en mai 2007 par le Ministère de l'Agriculture et l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Ce guide a été mis à jour en mai 2013 en incluant d'autres types de culture comme la betterave sucrière; il est téléchargeable sur le site de l'IRSN.

Le gouvernement vient de publier (février 2014) un   "Plan National de réponse à un accident majeur nucléaire ou radiologique" qui reprend entre autres les travaux du CODIRPA

==> ==> ALERTE NUCLEAIRE, je sais quoi faire !  consultez ici le site officiel  <== <==

Lire aussi le communiqué de presse de FNE pour les trente ans de Tchernobyl (2016)

Et les déchets radioactifs?

une des solutions envisagées par l'ANDRA est l'enfouissement à grande profondeur comme dans le projet très contesté Cigéo à Bure

Nous sommes tous concernés... pour des centaines de milliers d'années !!!

----> voir l' animation du Réseau Sortir du Nucléaire sur les déchets ici

Vienne Nature est membre du réseau "Sortir du Nucléaire"


Mise à jour de la page : 01/2017